Le
chantier, c’est un peu comme la constipation. Parfois on pousse fort et rien ne
vient, puis on se relâche et boum, c’est la fête du slip. Vous l’aurez compris
grâce à cette élégante métaphore, on a fait un grand pas vers l’avant ces deux
derniers week-ends, et en grande partie grâce aux nombreux coups de mains reçus !
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lundi 10 août 2015
mardi 7 avril 2015
D’égoûts et de cadence…
Voila Presque un mois que le blog est à l’arrêt, alors que
la maison change de jours en jours. C’est toujours comme ça dans les périodes d’intense
activité. On a à peine le temps d’effectuer le boulot, alors écrire de longs
articles inspirés et créatifs dessus, c’est au-delà de mes forces.
En fait, on est retombé dans le même piège que pour la
colonne. On avait fixé une date (le 26 mars) pour le coulage de la dalle en
béton. Voyant cette date approcher et n’étant pas du tout prêts, on a répoussé.
Mais pas assez.
Le premier avril, pro-chapes est donc venu verser 15 mètres
cubes de béton dans notre maison, et le sol est enfin redevenu praticable. Mais
prenons les choses plus ou moins dans l’ordre, sinon ça va pas le faire.
mardi 27 janvier 2015
Il y a des jours comme ça…
Une fois les poutres rentrées dans la maison, « yavaitpluka »,
comme on dit. Dimanche, je me pointe donc sur le chantier dans une forme toute
relative – la faute à un souper fort sympathique chez l'ami Philou. Après les belles chutes de neige de la veille, on est déjà en plein dégel. C’est un
matin gris, humide et froid comme notre pays sait nous en gratifier, mais qu’à
cela ne tienne, le chantier n’est pas toujours une partie de plaisir, et il
faut mordre sur sa chique.
| Une sympathique petite poutre |
Première mission du jour : repasser dans le trou de la colonne pour percer le lamellé collé de l'autre côté. Allez, en avant, on prend la foreuse, on met la mèche et...
paf, le pas de trop. Je marche sur la prise, qui casse. Bon. C’est pas grave,
je prend celle de la scie sauteuse, je coupe, je dénude, je rebranche, et c’est
reparti. À peine le trou entamé, la mèche se bloque. Mais quand je dis qu’elle
se bloque, c’est pas pour rigoler. Le limiteur de couple de ma foreuse entre en
action… pas moyen de ressortir.
lundi 19 janvier 2015
Merci à tous !
Ce week-end, nous organisions le festival de la poutre ! L’occasion
pour les amis de venir s’exercer à la manutention de gros morceaux de bois dans
la joie et la bonne humeur. Objectif du jour : rentrer dans la maison les
deux lamellés collés qui ornaient le parterre de devant.
![]() |
| 10m de poutre, ça fait long ! |
vendredi 2 janvier 2015
Et que ça gîte matelot !
Les fêtes de fin d’années battent leur plein, on se bouscule
dans les magasins pour trouver le dernier cadeau, mais du côté du chantier, ça
ne change pas grand-chose au quotidien. C’est que l’objectif de ces deux
semaines de congé est ambitieux :
- Terminer le gîtage du plancher du grenier
- Abattre la partie restante du pignon intérieur et évacuer
- Descendre les grosses poutres en chêne qui soutiennent les planchers du premier
- Abattre les murs délimitant la cage d’escalier et l’escalier lui-même
- Nettoyer la crasse que tout ça n’aura pas manqué de faire…
À l’heure d’écrire ces lignes, les trois premiers points de
la liste sont faits, mais il est encore trop tôt pour dire si les deux dernier
s pourront être accomplis, alors revenons à nos gîtages. Eh bien que dire,
sinon que c’est fait, et que ça s’est plutôt bien passé. Bon, il faut dire qu’on
avait sérieusement prémâché le travail en montant toutes les pièces du puzzle
avec Bastian début novembre, mais tout de même, caler, visser et chaîner 100m²
de gîtage tout seul, c’est un peu long et parfois relativement fastidieux. Encore
une fois, le niveau laser me sauve la mise… C’est tellement pratique de n’avoir
qu’à « allumer » les petites cales de bois posées sur chaque gîte !
![]() |
| Work in progress... |
Pendant que je chipote, le chat s’en donne à cœur joie dans
ce qui pourrait de fait s’apparenter à un gigantesque jouet pour chat. Je prie
juste pour qu’il n’aille pas faire ses griffes dans le freine-vapeur, mais ça n’a
pas trop l’air d’être son kif.
Pour chaîner, j’ai fini par homologuer une technique dite « des
serre-joints ». La méthode consiste à presser un morceau en travers des
gîtes à chainer pour les contraindre à se mettre bien à plat. Ça prend souvent
3 serre-joints, et il en faut encore un quatrième pour presser le chaînage et
le bloquer bien comme il faut le temps de visser.
jeudi 11 septembre 2014
Le jour le plus long…
Hier, mercredi 10 septembre, après avoir déjà enchaîné pas
mal de toutes grosses journées de chantier, nous étions au lever du jour à pied
d’œuvre pour achever les derniers préparatifs avant « LE » big
évènement. Hier, nous avons mené une opération de toute grande
envergure ! Le couronnement de mois de préparatifs minutieux, de sueur et
d’acharnement. Hier, c’était le grand jour, celui de l’entrée de la colonne
centrale dans la maison et de la réalisation de la structure portante de tout
l’intérieur de notre future demeure !
D’abord, je refais un petit topo pour ceux qui n’ont pas
suivi ou qui ont un peu perdu de vue le plan d’ensemble. L’idée générale est
donc de remplacer l’un des tous gros murs intérieurs porteurs par une colonne
qui sera grosso modo au centre des pièces de vie, de la cave au grenier. Pour
des raisons esthétiques autant qu’économiques, nous avons jeté notre dévolu sur
un gros morceau de pin douglas de 9m20 de haut et de 55cm de diamètre (en
bas…). Cette colonne centrale est prise en « sandwich » à chaque
étage entre deux poutres en lamellé-collé (les « LC ») de 40cm par 16
et de 10m de long (la profondeur de la maison en fait).
Mais reprenons les choses dans l’ordre. Vendredi passé (le 5
donc…), Le camion de chez Bourguignon arrive avec tout notre barda… D’après le
chauffeur, ce n’est pas tous les jours qu’il fait ce genre de livraisons… tiens
donc ;)
vendredi 29 août 2014
Instoutenable légereté…
Mardi soir (le 26 août donc), j’ai enfin eu fini de coffrer
la tête du mur de refend côté voisin, dans un infernal slalom entre les
averses, les draches et les douches qui ponctuent ces journées bruineuses de début de semaine. Franchement,
on est pas aidés.
Mercredi donc, nous sommes à pied d’œuvre avec une misson du
jour : Couler la ceinture béton qui accueillera la poutre de connexion
entre les deux parties de refend ainsi que les gîtages du grenier. C’est pas la
première fois que je coule du béton, donc je sais combien ça pèse, mais quand
il s’agît de le faire au grenier, c’est encore une autre paire de manches.
Pelleter, verser du ciment dans la bétonnière, charrier les
brouettes, monter les seaux à la corde à poulies, puis monter sur l’escabelle
avec un seau lourd comme un humoriste sur le déclin, ça use. Surtout qu’on fait
ça pendant un bon 5h. Jo m’aide comme elle peut, entre deux tétées et trois
tentatives d’endormissement de Milo. Mais de toute façon, le gros œuvre, c’est
vraiment un truc de barbares. Tout est lourd à crever, et ce n’est pas
le boulot dans lequel elle s’épanouit le plus…
Vers 16h, on vient enfin à bout de notre stock de ciment, et
nous sommes – Ô malheur – contraints à l’abandon. Pas vraiment en fait, parce
que les voisins ont plein de ciment à prêter, mais j’en ai à peu près autant
dans les bottes, et il est temps d’arrêter avant de se faire mal. Samedi, on
finit ce truc et on s’attelle un peu à l’évacuation des bricaillons qui s’amassent
un peu partout sur le chantier et dont il devient urgent de s’occuper. Quelques
photos sans doute… un peu plus tard.
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